À Annie

À ANNIE FOURNIER

Par ZHOU Jing Hong

Le 1er avril 2022, il neigeait à gros flocons à Paris. Dans cet arrière-plan, une fée est montée sur la grue et s’est envolée dans le ciel.

Ce jour-là, Annie nous a quittés pour toujours. Elle venait tout juste de fêter ses 84 ans et nous étions allés tous les deux au restaurant, près de sa résidence, pour trinquer à ce moment avec un verre de vin rouge. Annie était heureuse, elle aimait particulièrement ces moments précieux, partagés autour d’une bonne table.

Nous nous étions rencontrés en septembre 1994, à l’occasion d’une fête de Tai Ji Quan, organisée par notre Fédération où j’avais présenté trois méthodes du Zhi Neng Qi Gong. C’est à la suite de cette manifestation qu’Annie et son amie d’enfance,
Juliette, ont décidé de pratiquer le ZNQG.

Annie commença donc à participer à mon cours et me présenta son mari. Pour développer le ZNQG en France, ils m’invitèrent à visiter l’île d’Ouessant, île dont Annie était originaire. Nous avons aussitôt décidé d’organiser un stage à Ouessant pour montrer à nos pratiquants cet endroit si pittoresque. Annie était artiste peintre, elle fut séduite par la beauté, le calme et l’élégance du Zhi Neng Qi Gong. Son idée fut, dès lors, de tout mettre en œuvre afin de le développer le plus largement. Elle
souhaitait avant tout transmettre aux autres cette pratique, devenue pour elle essentielle.

En 1995, Annie créa l’Association Zhi Neng Qi Gong ayant pour siège l’appartement du couple. Elle en était la présidente et c’est d’ailleurs elle qui en avait conçu le logo avec la grue.

C’est elle aussi qui a commencé à organiser mes cours à Paris et en province. Et c’est ainsi que le Zhi Neng Qi Gong a fait boule de neige à travers la France. Annie s’est rapidement mise en relation avec les associations d’art énergétique de province.

En 1997, lors du premier voyage de l’association en Chine, elle a rencontré Maître Pang He Ming, le créateur du Zhi Neng Qi Gong. Nous pratiquions la première, la deuxième et la  troisième méthode avec les Chinois. Nous étions près de 1000
pratiquants et le champ d’énergie était très puissant. Annie s’est rendu cinq fois en Chine.

Annie fut aussi vice-présidente de la FAEMC pendant quatre ans, elle y était très appréciée.

Avec Annie, en 1999, nous avons traduit le Sutra du cœur, un sutra bouddhiste très important. Puis, après cinq ans de travail avec Annie et Jean, nous avons traduit le Dao De Jing, texte théorique du Zhi Neng Qi Gong. Un tableau peint par Annie constitue d’ailleurs la couverture du livre.

Annie était particulièrement accueillante envers les pratiquants. Elle s’occupait seule de toute l’organisation de l’Association. Sa personne dégageait beaucoup de lumière.
Sa voix était très belle, elle avait conservé une voix de jeune fille. Nous avons parcouru ensemble la France et l’étranger au cours des différents stages.

Depuis qu’Annie était entrée dans sa résidence, les pratiquants de Zhi Neng Qi Gong lui transmettaient beaucoup de chaleur par la parole (au téléphone), par l’écriture (le courrier) et les cadeaux (des colis). Chacun veillait à l’entourer le mieux possible.

Pour le nouvel an de cette année, nous avons apporté un repas dans sa résidence et l’avons partagé avec elle. Elle en était très heureuse.

Jean Becchio m’a envoyé cette belle phrase : « Une belle âme vient de s’envoler vers le ciel.»

Le secrétaire principal de notre Fédération m’a dit ceci : « Tout ceux qui l’ont connue se souviendront de son dévouement,qu’elle repose en paix. »

Yi Lu Zou Hao

 

Iazertyop

Durand

avril 2022